dimanche, octobre 01, 2006



Au début de la présentation ils sont plusieurs centaines assis sur une roche, un morceau de bloc de ciment, sur un bout de planche ou carrément sur le sol à regarder le mur de ciment sur lequel nous projetons le film. Posted by Picasa


Il veut être certain d'avoir sa place car ce soir c'est soirée cinéma. Posted by Picasa

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Le lendemain de mon retour ici, je me suis rendu pour voir le barrage. DÉSOLATION, il n’y a plus d’eau comme vous pouvez le voir sur cette photo.
Les responsables ont récupéré le bélier, il est entre nos mains.
Nous nous sommes réunis afin de savoir ce que nous entendions faire pour pouvoir réaliser ce projet de bélier.
Dans un premier temps agronome Brisse va rencontrer nos opposants pour leur expliquer que nous ne sommes pas des voleurs d’eau. Qu’une petite partie seulement de cette eau nous est nécessaire pour faire fonctionner notre bélier.
Ils seront informé que nous installerons une porte dans le barrage de sorte que quand arrivera la saison de la pêche, nous ouvrirons cette porte pour y laisser passer l’eau et les poissons.
Nous entendons leur offrir en plus des bassins ensemencés afin que l’harmonie règne.

vendredi, août 11, 2006

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samedi, février 11, 2006

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Pachou

Il est arrive auprès de Père Marc quand celui-ci était au collège St-Jean à l’automne 99 pour ensuite arrivé à La Madone. Il y resta jusqu’en 2003.

Pachou avait été mis à la porte plusieurs fois et pour plusieurs raisons pendant cette période de plus de trois ans.

En février 2003 ce fût définitif plus aucune possibilité de revenir. Il dû retourner vivre chez sa maman et son frère à la créole; quartier défavorisé et surpeuplé ici aux Cayes.

Le 5 décembre 2005 il revient à La Madone comme employé ayant comme fonction : agent de sécurité. Je crois à en juger la qualité de son travail que les deux dernières années lui ont été d’une grande leçon.

Dès les premiers jours, je fût impressionné par son professionnalisme. Il a un tel doigté.

Il se fait obéir sans rudesse et sans bruit.

P.S. Pachou c’est son nom jwet.

jeudi, février 09, 2006

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Pierre Gou le 236 eime.

Il est le premier que j'ai ramassé dans la rue. C'est son grand frêre qui n'arrêtait pas de me harceller avec des demandes de toutes sortes.

J'avais beau lui dire que notre travail ici n'était pas pour les grands mais pour les petits.

Voyant ses chances de succès nulles, il m'a demandé si je ne pourrais pas au moins prendre son petit frère.

J'ai rencontré Pierre Gou, en le voyant il m'a frappé par sa beauté et la pureté de son regard.

Il m'a fait voir l'endroit où il devait dormir car le jour il devait être dans la rue pour essayer de survivre.

Je n'ai rien vu, il n'y avait rien à voir dans cette toute petite pièce excepté une veille couverte de couleur foncée étendue à même le sol de terre. Cette veille couverture qui devait acceuillir deux adultes et lui pour la nuit.

Je savais qu'on ne pouvait plus en accepté, le maximum autorisé de2oo était dépassé de beaucoup. Nous n'avions plus de place; plusieurs couchaient dans les corridors directement sur le ciment.

En arrivant à La Madone, je suis allé voir notre directeur pour lui faire part de ce que je venais de voir. Il me dit: Monsieur Raymond, La Madone est là pour un enfant comme lui. Demain il sera avec nous, il sera le 236 eime.

Le lendemain Père Marc acceuillait deux petits garçons à la barrière, la maman étant partie en les oubliants. C'étaient les 237 et 238 eime.

Presque jour pour jour deux ans plus tard nous en avons 429.

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Bertrand Jean.

En arrivant à Corail en septembre 2001, il est certainement celui que j'ai le plus remarqué.

Lui et sa jambe avec un os au niveau de genou lui perforrant la peau. Lui et sa plaie puante et contaminée.

Il était continuellement aux aguets.

Comme Madame Doris et moi sortions souvent ensemble, nous sommes devenus ses infirmiers; surtout Doris qui nettoyait, désinfectait et recouvrait sa plaie de son chiffon affreusement sale.

Il était vraiment pas dans un bon état.

En novembre Doris reçevait un ami qui travaillait pour Père Marc à La Madone. Bertrand faisait parti de plusieurs de nos discussions de sorte que deux jours plus tard, Armand le ramenait avec lui pour le faire soigner.

Au frais de Père Marc il reçu tous les soins requis.

Il n'est jamais retourné à Corail.

C'était il y a plus de quatre ans.

mardi, février 07, 2006

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La maman de Grillot.

C’était en octobre 2003 qu’elle nous arrivait de Fond des Blancs atteinte de sida en phase terminale pour venir mourir chez les Sœurs de la Charité (mouroir de Mère Thérèsa) nous laissant en passant son fils Grillot.

Au moins cinq jours sur sept j’allais avec Grillot, un repas et une liqueur au chevet de sa maman.

Même mourante c’est avec un grand sourire qu’elle nous accueillait .

Cette photo fût prise à l’occasion de Noël lorsque ma famille, Grillot et moi l’avons visitée. Nous voulions aussi avant l’irréparable laisser à Grillot une photo de sa maman.

Le 6 février 2004 en début du jour elle mourait. En fin d’après-midi de retour de mon travail j’apprenais la triste nouvelle. J’apprenais aussi que Père Marc avait été rejoint par téléphone et qu’il avait dû se rendre en avant-midi pour son service funèbre.

Avec cette grande chaleur, un cadavre doit vite partir

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Bonjour Régina,

Vous vouliez une photo de moi et bien la voilà. Nick vous l’a faite.

Je profite de cette occasion pour vous décrire l’occupation du temps de ce jeune homme souriant comme le dit mon amie Claire.

Cette année ayant un peu plus d’expérience, je consacre mes efforts surtout à la formation et à l’accompagnement.

Père Marc nous disait il y a peu de temps que notre présence auprès de ses jeunes était plus importante que notre travail, ce qui concorde bien avec ma nouvelle approche auprès d’eux.

Mais pour ne pas être mal à l’aise quand je m’approche de la table pour le repas car je
mange beaucoup il me faut le mériter.

J’ai accepté de servir Père Marc du mieux que je pourrais.

1- J’assume la responsabilité de la peinture encore une fois.

2- Nous avons maintenant un petit magasin et ça c’est tout un contrat à gérer. Ouf tout un
contrat.

3- Je m’occupe avec Bertrand de programmer une fois par semaine le vendredi soir
une soirée cinéma.

4- Avec Jocelyn, chaque samedi nous avons une partie de bingo pour un groupe de 50 de
nos enfants à la fois avec un petit cadeau pour chacun.

5- Cette semaine avec Joanes nous commencerons la construction d’un clapier.

6- Cette semaine aussi avec agronome Brise, Monsieur Tanis et des experts européens
venant de Camp Perrin nous commencerons l’installation de notre premier bélier afin
d’irrigation. Ce projet relève de mon initiative. Un groupe de la Belgique avec lequel
j’entretiens régulièrement des communications au nom de Père Marc, me faisait part
encore une fois il y a peu de temps de leur désir de continuer à nous aider et ce n’est
pas la première fois qu’ils nous aident. Je leur ai présenté ce projet et en moins de 24
heures, ils nous répondaient qu’ils avaient pour nous les sous nécessaires.

Merci à toi Geneviève et à ton groupe Taquiswa.

Pour ce qui est de la construction du clapier et de l’aménagement et de l’installation du
bélier, j’ai assuré Père Marc de mon entière supervision.

7- Je suis aussi à l’occasion le quart de secrétaire de Père Marc pour petit travaux de
correspondance.

8-Le transport des bouteilles vides d’eau de la Madone pour Castel-Pèr c’est aussi mon
job. Ces bouteilles vides nous sont bien utiles pour nos jardins.

9-Je suis au service de Madame Doris au besoin et c’est pour moi toujours un très grand
plaisir de lui dire oui car c’est elle qui est la responsable de ma présence ici avec
Père Marc.

10-J’ai aussi du temps pour Frère Edmond pour ses correspondances avec ses contacts de
la Belgique qui ont déjà beaucoup fait pour le projet espoir.

11-J’aurai aussi du temps comme j’en ai eu l’année dernière pour Frère Clément qui
nous arrive dans quelques jours. J’ai eu beaucoup de plaisir à lui donner du temps
l’année dernière et je sais que ce sera encore avec autant de plaisir que je serai là
pour le servir.

12-Le reste du temps je travaille sur mon blog.

Note : Régina,

Quand je reviens chez moi en fin de journée avec ou sans eau et sans courant, je
revis cette journée terminée avec joie ou déception avec l’espérance quand même de mieux servir le lendemain.

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Père Héon est américain. Il a été consacré prêtre en octobre 1965.

Son premier ministère d’un durée d’un an s’est passé à Washinton DC.

Depuis bientôt 41 ans il travaille dans ce pays de misère comme missionnaire,
nombreuses ont été ses fonctions dans plusieurs coins de ce pays.

Il y a quelques mois il laissait à un autre oblat sa fonction de curé de la paroisse de la Savanne, un quartier très pauvre de la ville des Cayes pour venir rejoindre Père Marc dans ce merveilleux projet espoir.

Comme il n’entend pas rester à ne rien faire, il a accepté les fonctions que le chef lui a confiées.

1- Il devient le responsable de la pastorale avec l’équipe en place.
2- En alternance avec Père Marc il fera la célébration de la messe au lever du jour.
3- Il sera l’administrateur de la cuisine et de son fonctionnement.
4- La formation des moniteurs, des monitrices et des responsables à différents niveaux est sous sa responsabilité.
5- Sa fonction la plus importante est de faire le point avec tous nos jeunes sans exception. A tout de rôle, en commençant par les plus vieux. Il fera le point pour savoir de leur part ce qu’ils ont fait et ce qu’ils font pour nous quitter. Car ils devront nous quitter pour laisser la place à ses autres nombreux petits qui attendent de venir nous rejoindre.

lundi, février 06, 2006

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Ma tante nous parle.

C’est à la fin du printemps 98 que je l’ai rencontré, j’allais à sa messe du matin.

Un jour il me demande si je ne pouvais pas garder pour lui un jeune qui ne peut coucher au presbytère et qui n’a pas d’autre endroit pour dormir. C’est ce que j’ai fait pour Jean-Robert les trois mois qui ont suivis.

C’est ce même Jean-Robert qui m’a baptisé : ma tante. Ce nouveau nom de ma tante m’est resté pour tous ceux qui de près ou de loin côtoient le projet Espoir.

Pour les gens de mon village je suis toujours Madame B. et pour mes amis intimes c’est Denise.

Quelques temps plus tard j’étais à mon école à faire la classe à mes élèves et il arrive. Avec plaisir j’ai présenté Père Marc à mes élèves.

Il m’a dit qu’il aimait ma façon de travailler et il a commencé à me parler de son projet et qu’il aimerait m’avoir avec lui.

Quelques temps plus tard il m’a fait la grande demande. A ce moment là en plus de mon école, je faisais parti de deux chorales, j’était la présidente d’un groupe charismatique, j’étais membre d’une petite communauté ayant comme objectif d’aider les plus pauvres et je n’étais pas encore veuve.

Un peu plus tard je me rend au presbytère pour voir le Père Corriveau. Je ne savais pas qu’il était là et je l’entend me dire : Madame B. c’est pour la dernière fois que je vous le demande et il faut que ce soit : oui. Vous venez avec moi.

C’était le jeudi 17 juin 99 et le samedi le 19 j’étais avec lui au collège St-Jean. J’avais demandé l’avis à mon mari et au Père Corriveau et tous les deux étaient d’accord.
Deux mois plus tard soit le 22 août j’occupais ma petite chambre à La Madone.

jeudi, février 02, 2006

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C'était en février 2003, ce pied dans le plâtre avec mes béquilles fût pour moi une période très difficile.

Comme je suis toujours en mouvement et incapable d’agir autrement, je continuais à me déplacer comme si rien n’était.

Je me faisais des ampoules dans les mains et sous les aisselles à me déplacer ce qui ne m’arrêtait pour autant.

C’est avec tous ces abus que je suis tombé malade.

Posted by Picasa Soudainement je suis sans plus aucune énergie, toujours couché dans mon petit lit, dans cette petite chambre du Marabout, sans ventilateur, sans aération, avec les maringouins que me tenaient réveillé, ayant toutes les misères du monde à me rendre à la toilette, ne pouvant me laver étant trop faible, sans aucun désir de manger.

Heureusement Madame Blaise était aux aguets comme une bonne maman. Elle m’apportait de l’eau à boire ou un sprite que je buvais avec énormément d’effort.

Quand on m’enleva mon premier plâtre la guérison n’était pas complète, on a été obligé de me refaire un nouveau plâtre.

Après un certain temps le deuxième plâtre enlevé et on m’a obligé à continuer à marcher avec mes béquilles pour un certain temps.

Et puis mon pied s’est mis à enflé et à me faire mal en plus de se mettre à rougir. Le soir il était tellement chaud que je devais le mettre dans une chaudière remplie de glace afin de geler le mal et l’aider à désenfler ( c’est ce que je croyais nécessaire ).

Dans ces moments les plus forts de mon mal, Père Marc était aux Etats-Unis pour prédication afin d’essayer de ramasser des sous pour ses petits.

Quand il est revenu à La Madone et qu’il m’a vu, il n’a pu s’empêcher de me dire comme tu es maigre.

Je lui ai souris en lui disant : c’est une veille histoire.

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Quand nous disons : usé jusqu’a la corde. En regardant ce pinceau nous pouvons sans exagérer dire : usé jusqu’au dernier poil. Nous venons de terminer la 32 eime. chambre du premier voisinage.

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Ils sont très attentifs au travail.
Ils sont tellement content quand nous leur disons :
Comme c’est beau ce que vous avez fait.

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Ils aiment beaucoup se faire photographier.
De gauche à droite :
Kens, Daniel, Dieufait et Palawé.

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Cette petite cuisine-dépôt fût construite à l’été 2002. Petite cuisine bien humble.

Au premier jour de son ouverture, l’unique cuisinière avait déjà à préparer 80 repas par jour.

A l’automne 2004 ayant une nouvelle cuisine celle-ci ne suffisant plus, je m’en suis servi comme dépôt pour mon inventaire de peinture et pour mes pinceaux. C’est là que mon équipe et moi changions de vêtements le matin avant de nous mettre au travail. Ce local me servait aussi comme chambre à coucher le vendredi soir « soirée cinéma pour nos enfants » et aussi pour me reposer durant le jour quand le poids de la fatigue était trop lourd.

lundi, janvier 30, 2006


Une partie de ma famille venue me voir à l'occasion du Noel 2003.

Après un 24 décembre dans la tranquilité, ce qui ne fût pas le cas
pour la journée même de Noel.

La fête pour ne pas dire la tombola à commençée en début d'après-midi
pour se terminer plusieurs heures après le coucher du jour. "nous
avions laissé le nouveau-né dans les bras de Père Marc. Posted by Picasa

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Son nom est Enel, il est agé de 16 ans.

Sa maman est mère de 4 garçons et d'une fille,
la dernière, Enel est son plus vieux.

Depuis 1 an il ne va pas à l'école parce que sa maman ne peut
lui payer son écolage ainsi que son costume scolaire.

En janvier 2005 il était en première élémentaire. La moyenne d'age
d'une première élémentaire est de 8 ans ce qui fait à Enel un
8 ans de retard sur les autres.

Depuis des mois il s'est infiltré parmis les nôtres en se rendant disponible pour tout travail.

Son but: manger.

Depuis quelques semaines il est mon assistant.

Nous le voyons ici à peinturer l'extérieur de la deuxième kay du
premier voisinage.

Je l'aime beaucoup.

Je peux ajouter qu'avec Père Marc, il sera de retour à la prochaine année scolaire si non avant.


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Ils sont plus de 400.

Les nôtres et ceux du voisinage avec les professeurs et le directeur de l’école, tout rassemblés pour commencer une nouvelle journée de classe.

samedi, janvier 28, 2006

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Nous étions en février 2003. J’essayais de remplir un travail qui m’était assigné. Sans aucune préparation, laissé à moi-même et manquant d’expérience avec ces jeunes ne les connaissant presque pas, je suis entré en conflit avec Frankel. Nous en sommes venu à deux cheveux de nous battre.

Le soir rendu chez-moi, bien tourmenté, épuisé et ne pouvant pas dormir, j’ai pris la rue à la noirceur pour retourner à La Madone. Il me fallait parler avec Frankel.

Il ne nous fallût que quelques minutes ensemble après lui ai demandé pardon pour mes mauvaises paroles pour qu’il me prenne dans ses bras et me dise : je t’aime Monsieur Raymond.

Merci Frankel d’avoir accepté ma demande de pardon.

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Cinq secondes plus tard je me cassais le pied.
Les enfants se firent un grand plaisir de signer mon platre.
Père Marc l'a lui aussi signé

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Ils arrivent directement de nos jardins. Nous pouvons vous dire fièrement que ce sont nos produits. (Geneviève et Taquiswa voyez comme c’est beau). Nous nous pouvons vous dire que cette laitue mélangée avec ses tranches de tomates, de concombre, de poivron en font une salade délicieuse.

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Les tranches d’oignons que l’on voit dans notre salade ne sont pas de nous mais Jean Viré nous dit que dans trois mois ils seront avec nous.

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Il est Frère Oblat, il nous vient de la Belgique. C’est lui qui nous l’a obtenue cette machine bloc terre, un produit de son pays.